Richard PINHAS, 1994
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interview plus ancienne (1981) de Richard
J'ai aussi une discographie
intégrale (en travaux !)
Ou cliquez ici pour une
interview moins ancienne (1991), en anglais.
En attendant une interview sur le retour de HELDON...
Richard en action au studio Ramsès 2, pendant
l'enregistrement de HELDON

Paganotti, Richard, Laurent Peyron à la console,
réécoutant les prises.
Caché derrière Richard, s'ecrimant sur son
Jupiter 8 : Maurice G. DANTEC en personne !
Richard PINHAS
Le Revenant
Richard Pinhas compte parmi les pionniers
français de la musique électronique, celle-là
même qui fut à l'origine de la Rave, de la House Music
et de la Techno... Après dix ans de semi-retraite musicale, il
revient avec un CD ambitieux, "Cyborg Sally". Franck
Ernould
Richard Pinhas, guitariste et synthésiste, a connu son heure
de gloire avec son groupe Heldon puis en solo à la fin des
années 70. Qu'elle explore les possibilités des Moog
("Chronolyse", 1976) ou qu'elle lorgne vers la dance music
("L'Ethique", 1982), son oeuvre a toujours été
marquée par une fascination pour la science-fiction : la
pochette d'"East/West" a été dessinée par
Philippe Druillet, la face 2 de l'album "Chronolyse" s'appelle "Paul
Atréides" en hommage au héros du célèbre
roman de Frank Herbert, "Dune". Dans "East/West", publié en
1980 chez CBS, il utilise en pionnier les premiers E-Mu et PPG et
fait intervenir au Vocoder sur deux versions d'un même titre
son ami Norman Spinrad, écrivain de science-fiction. Spinrad,
pourtant persuadé au départ de son non-talent de
chanteur, fut particulièrement troublé par
l'expérience musicale d'entendre sa voix traitée en
temps réel par un Vocoder, et de jouer à son tour avec
sa voix de façon à manipuler l'appareil : une double
transformation, en quelque sorte, un chanteur virtuel bien avant que
ce mot ne soit à la mode. Il devait longtemps ruminer et
réfléchir sur cette expérience, et celle-ci fut
le point de départ d'un très grand roman de
science-fiction, "Rock Machine", écrit en 1985, donc aux
débuts du MIDI et de la synthèse d'images, qui
décrit la synthèse musicale et vidéo d'une
chanteuse de rock "parfaite". Pendant ce temps, Richard Pinhas
décide, lui, de mettre en veilleuse sa carrière
discographique.
Ce n'est qu'en 1994 qu'il se décide enfin, en compagnie de
John Livengood (déjà entendu dans "Zeff" de Didier
Malherbe, où il était crédité du digital
processing et du mastering, et qui prépare son propre album
solo), à sortir chez Tangram un nouvel album, "Cyborg Sally",
du nom de la créature virtuelle du roman "Rock Machine". Comme
quatorze ans plus tôt, c'est Norman Spinrad qu'on entend
chanter, mais cette fois les textes sont ceux des chansons de son
roman. Encore des clins d'oeil à la science-fiction dans les
titres du CD (multiples références au roman
"Hypérion" de Dan Simmons), à Gilles Deleuze, et
même à Wagner, à qui Richard Pinhas a
emprunté les quatre notes fondatrices de Parsifal : comme un
certain Klaus Schulze, serait-il fasciné par le compositeur
allemand d'opéras ? Enregistré en grande partie dans le
home studio (appelé "Heldon" cela va de soi) de Pinhas,
l'album fait la part belle aux technologies numériques.
Signalons au passage qu'un Vocoder a été fourni par
David Korn himself...
Nous sommes allés interviewer Richard Pinhas pendant le
soundcheck de son concert du 9 Novembre 1994 au Passage du
Nord-Ouest, à Paris.
On n'avait plus entendu parler de toi depuis bien
longtemps...
Depuis 1984, en fait. Entre 83 et 90, j'ai fait beaucoup de philo,
pour mon approfondissement personnel : j'allais écouter les
cours de Gilles Deleuze jusqu'à la fin, en 88 (j'avais
utilisé sa voix sur mon album "L'Ethique", sorti en 1982), je
voulais écrire un bouquin sur Nietzsche... Et je trouvais que
cet état d'esprit se mariait bien avec le ski, le parapente...
Du coup, je passais la moitié de l'année à la
montagne, pour me consacrer aux sports aériens ! J'avais
décidé d'arrêter la musique, en fait.
Pour quelle raison ?
Parce que je n'avais plus rien à dire musicalement. J'avais
l'impression de ne plus rien créer de neuf, que si je sortais
quelque chose, ce serait une répétition des albums
précédents. Du coup les ventes des disques ont
chuté, puis cessé. Elles ont repris en 1990 à
l'occasion des rééditions CD en Europe, aux USA, et au
Japon où je suis également connu. Je pensais ne plus
faire de musique : plus de guitare, plus rien... Et puis en fait, la
réédition des 7 albums d'Heldon et de mes 7 albums solo
en CD a connu un accueil positif, j'ai eu des retours qui m'ont fait
plaisir sur mes disques passés, et je me suis remis au
travail. L'album "Cyborg Sally" est le fruit d'une collaboration de
deux ans avec John Livengood.
Comment avais-tu commencé ta carrière musicale
?
Mon premier groupe, à la fin des années 60, s'appelait
Blues Convention, avec Klaus Blasquiz au chant (bien avant Magma), et
a duré deux ans et demi. Un autre groupe appelé Schizo
a suivi, qui a enregistré deux ou trois 45 tours, et Heldon
est né en 1973. Le premier disque, "Electronic Guerilla", que
j'ai sorti sur mon propre label, Disjuncta, était
complètement analogique : EMS VCS3 et guitares.
Parallèlement, j'ai commencé une carrière solo,
dont le premier fruit a été le disque "Chronolyse",
sorti en 1976. De manière générale,
j'enregistrais mes albums solo à la maison, alors que ceux
d'Heldon étaient enregistrés en studio, avec plusieurs
autres musiciens, basse, batterie... un peu dans l'esprit de la
musique de chambre.
Pourtant, tu n'es pas seul sur la seconde face de
"Chronolyse" !
La première face consiste en une suite d'improvisations au
Moog, enregistrées live sur un Revox, et la seconde comporte
un long morceau que j'avais enregistré seul au départ,
et sur lequel Didier Batard à la basse (qui joue aussi sur
"Cyborg Sally") et François Auger, un fabuleux batteur, sont
venus jouer à la maison.
A partir de 1976 justement, et de "Rêves sans
conséquences", un noyau fixe s'était constitué
dans Heldon, avec Patrick Gauthier (claviers) et François
Auger, et comme nous avions le studio Davout à disposition,
nous allions enregistrer là-bas. Moi, parallèlement,
j'avais installé mon studio particulier de synthés
à Davout, entre 76 et 81, en échange de quoi j'avais le
droit d'enregistrer tout ce que je voulais. Je faisais rarement des
séances : je préparais les sons, et je travaillais
principalement pour moi. Faire le mercenaire n'est pas un but en
soi.
Après 81, j'ai refait mon studio personnel, et je suis
allé enregistrer pas mal chez Ramsès pour "IceLand",
"East/West" ou "L'Ethique" notamment. Le cercle des musiciens qui
intervenaient sur mes albums solo s'est ainsi élargi : par
exemple Eric Serra est venu jouer sur "DWW", en 1983.
Tu as toujours eu une passion pour la science-fiction ?
Toujours... Le thème de ma thèse de philo était
: "L'Inconscient et Science-Fiction", sur le rapport entre la
schizoanalyse et la science-fiction. Les principaux auteurs que je
citais étaient Frank Herbert, bien sûr, mais aussi K.
Dick et Spinrad, dont j'ai repris le nom d'un personnage, Heldon ! En
1973, j'ai rencontré Spinrad à Los Angeles, il m'a
présenté à Philip K. Dick, que j'ai
interviewé pour "Actuel". A partir de là, nous avons
lié amitié, Spinrad est venu me donner un coup de main
en 1980 sur "East/West", et il est venu par la suite vivre à
Paris, je le vois donc très régulièrement.
Jusqu'en 1983, ce que je faisais marchait pas mal : 19000 exemplaires
du premier Heldon, en disque noir, pour la France, et une dizaine de
milliers en moyenne pour les autres. Et les rééditions
CD se vendent assez bien (entre 2 et 6000 exemplaires par
continent).
Depuis quand as-tu un studio chez toi ?
En 197O-71, j'ai eu les premiers synthés. Nous n'étions
pas beaucoup sur la place de Paris à en posséder :
Celmar Engel, Georges Rodi, et c'est tout. Les synthés ne se
sont répandus que plus tard, vers 75-76, et j'étais
déjà dans Heldon à l'époque. A part les
groupes allemands de l'époque, que je n'ai découverts
pour ma part que plus tard grâce à Bizot
(rédac-chef d'Actuel, NDR), après le troisième
Heldon, peu de gens utilisaient les synthés, et c'est ce que
faisait Brian Eno avec Robert Fripp qui m'a le plus marqué.
Curieusement, le premier Heldon et le premier Eno sont sortis en 73
à quelques mois d'intervalle. J'aime bien Kraftwerk, bien que
ce soit assez loin de ce que je fais, mais en fait, s'il existe des
influences préconscientes ou inconscientes, elles sont
plutôt du côté d'Eno.
J'ai eu mon studio chez moi jusqu'en 76, puis je suis allé
m'installer à Davout jusqu'en 81. Tout mon matériel
était là-bas, c'est là que j'ai eu l'E-Mu,
matériel rarissime à l'époque. Il est maintenant
chez Angel Freddy, LE plus grand collectionneur de synthés de
Paris, à côté duquel Korn et Baruchi ne sont que
des amateurs !...
Maintenant, je travaille chez moi, en faisant venir un 3324 quand
j'en ai besoin. J'ai revendu la plupart de mes synthés en
1987, mais j'y ai accès quand je désire en utiliser un.
J'ai gardé quelques synthés analogiques (Prophet X,
Oberheim, MiniMoog) et un WS que j'aime beaucoup. Au lieu d'avoir un
empilage de 25 MiniMoog comme on faisait avant, même sous forme
modulaire, je fais mes sons un par un, ce n'est pas un
problème. J'ai suivi l'évolution des synthés
depuis le début, j'ai une certaine habitude donc... En 73,
j'ai échangé le label que j'avais créé
contre un Moog 3P d'occasion, qui était celui de McCartney.
C'est là que j'ai commencé à travailler sur le
Moog, et j'ai eu deux 55 par la suite. Je sais donc à peu
près comment se crée un son...
Quels sont tes synthés favoris, toutes
catégories confondues ?
Pour moi, la base des synthés, c'est le MiniMoog. J'aime
beaucoup l'E-Mu, et le seul synthé numérique qui me
plaise est le WS. Même le Yamaha VL-1 ne m'attire pas, je
n'aime pas les appareils qui imposent quelque chose de
préconstruit, qui te laissent un champ très
fermé. Je préfère bidouiller mes sons
moi-même, je peux passer des mois sur un son.
Pour "Cyborg Sally", 90% des sons de l'album sont des sons de guitare
digitalisés et trafiqués numériquement. J'ai
essayé de faire avec des synthèses digitales ce que
j'essayais de faire auparavant avec l'analogique, créer une
musique qui colle avec, qui soit vraiment constituée de toutes
pièces : construire les sons un par un, les voix par couches,
ce qui a pris des mois. C'est ce qui explique le son très
particulier de l'album, qu'on aime ou pas... Avec John Livengood,
nous passés par des programmes de type Digidesign, comme le
DINR pour faire distordre les sons, le Sound Hack pour arriver
à des sons invraisemblables à partir de la guitare, qui
n'est pas une guitare MIDI, mais une guitare toute simple et
retravaillée.
Quel est le synthé qu'on entend sur "Hypérion"
?
C'est une guitare ! Une Gibson 345 stéréo, dont le son
a été complètement démoli,
démolécularisé, avec des tonnes de retards et
des Sample Rate Conversions.
Le livre de Norman Spinrad, "Rock Machine", est sorti en 1988
en France : le projet a mûri depuis tout ce temps ?
Non, les choses ne se sont pas passées come ça. Nous
avons commencé à travailler sur l'album en Septembre
1992, et nous l'avons fini en Mai 94. Je m'étais toujours dit
que si je refaisais un album, Norman en écrirait les paroles.
On se voit très souvent, c'est une collaboration continue
entre nous. Plutôt que d'écrire de nouveaux textes, nous
avons décidé d'un commun accord d'utiliser ceux,
superbes, que chante Cyborg Sally dans le bouquin. Et une fois la
chanson enregistrée, par Norman d'ailleurs, on s'est dit qu'on
allait appeler l'album comme ça. Le projet n'était pas
au départ de s'inspirer du livre ou d'en donner un
équivalent sonore : c'est seulement sur la fin que le titre
s'est imposé à nous. La version de "Cyborg Sally"
chantée par David Danger sortira en single dans un mois ou
deux.
D'où vient le choix du studio Duson, plus
spécialisé dans la vidéo, pour mixer quelques
titres ?
J'avais connu Laurent Peyron, actuel responsable de ce studio, comme
assistant au studio Ramsès au moment de "L'Ethique" et
d'"East/West", où il avait assuré la plupart de nos
séances. J'aime beaucoup ce qu'il fait, et nous sommes
allés rajouter des batteries, des guitares, et surtout mixer
certains titres comme "Cyborg Sally" ou "Nuke" à Duson. Nous
avons recopié les pistes de ProTools sur bande,
enregistré, puis mixé. Aucune machine spécifique
n'était requise...
Quelle a été la répartition des
instruments sur l'album ?
On s'est partagé les claviers avec John, et les
synthèses numériques. J'ai fait les guitares en plus.
Sur scène, par contre, je ne joue que de la guitare. Je pense
que le travail à la guitare, quand il est bien fait, est
très prenant, et d'autre part, j'ai une guitare-synthé
(non MIDI) Roland GR 300, et j'ai pensé que c'était
bien de répartir les rôles. Pour l'enregistrement, nous
avons vraiment conçu et retravaillé tous les sons
ensemble.
Pour le concert de ce soir, certaines parties sont construites,
d'autres laissées libres pour le solo, et John s'occupe de la
gestion de toute la partie ProTools plus la basse qui est faite
à partir d'un Wave Waldorf. Il a une SampleCell pour tout ce
qui est bruitages, masses sonores, etc. Il reste en permanence libre
de ce qu'il veut faire, il construit le morceau à partir
d'éléments de base enregistrés : quatre pistes
de ProTools, X voies de SampleCell, selon les morceaux, et la basse
en plus, plus la guitare et la batterie, jouée par Antoine
Paganotti, le fils de Bernard, qui viendra avec nous j'espère
pour certains concerts : il n'était malheureusement pas libre
ce soir. Spinrad aurait dû monter sur scène, mais on n'a
pas eu le temps de mettre ça au point.
Projettes-tu d'enregistrer un nouveau disque ?
Je le commence en Janvier, j'ai déjà trente minutes
bien avancées. Je quitte ce principe de synthèse
numérique, je serai tout seul, il comportera beaucoup plus de
basse-batterie, plus de morceaux chantés, et nous jouerons ce
soir trois morceaux de ce prochain album, dont le premier et le
dernier. Il sortira après Janvier 1996, et son titre serait
"De l'Un et du Multiple".
Tu n'as jamais été tenté par la musique
de film ?
Il n'y a pas beaucoup de films intéressants qui se font ici,
en France, et les Américains ont déjà ce qu'il
leur faut : ils ne m'ont pas demandé de leur faire "Blade
Runner"... Cela dit, dès que Norman fera un film, il n'y aura
aucun problème ! Ce serait un des rares bons films de
science-fiction français...
LE DISQUE
Quinzième album de Richard Pinhas après un long silence
de dix ans, "Cyborg Sally" rassure et surprend à la fois.
L'introduction de l'album, "Hypérion", rappelle des timbres
synthétiques familiers. Par contre, le titre éponyme
nous emmène ailleurs, dans des synthèses
numériques que Pinhas n'avait jamais pu explorer jusqu'ici. Le
Brian Eno de "Nerve Net" ou le Robert Fripp et ses Frippertronics ne
sont parfois pas loin. Couches de sons superposées,
saturations diverses, rythmiques à la dynamique
écrasée, voix distordues, guitares et synthés se
mêlent en strates sonores. Les éléments
proviennent du rock, de la techno, de la rave (tempos
généralement ralentis, décomposés), voire
de la musique électroacoustique. Pourtant leur assemblage est
entièrement original, inouï au sens propre du terme.
L'atmosphère des morceaux souvent longs est restée
très proche de celle qui se dégage des anciens titres
que Pinhas enregistrait en groupe : même impression de
dilatation du temps, les sons de synthé évoluent
très lentement, les guitares semblent soudées aux
instruments qu'elles dominent, les harmonies restent figées,
mais tout bouge autour d'elles. L'album se termine par une minute de
bruits numériques divers...
Norman Spinrad résume ses impressions en disant"J'ai le
sentiment que d'ici cinq à dix ans , cet album sera
perçu comme le point de départ de quelque chose
d'absolument nouveau". Quel réalisateur assez fou (et assez
riche !) osera tirer un film de "Rock Machine", dont la B.O serait
"Cyborg Sally" ? Ce film serait à tout le moins le "Blade
Runner" des années 90...
LE CONCERT
Richard Pinhas s'était entouré de John Livengood qui,
entouré de 2 Mac FX avec ProTools et Hyperprism, d'un Waldorf,
d'un SampleCell et d'un clavier maître, jouait et assemblait en
temps réel des éléments et des séquences
tirés de l'album, et d'Antoine Paganotti, batteur fils de son
père. Richard Pinhas s'était réservé les
guitares. Des projections en couleur et en haute définition de
dessins informatiques et de fractales sur un écran
derrière les musiciens venaient proposer un contrepoint
attentif aux structures changeantes des morceaux. D'entrée,
c'est le son, très compact et très fort qui surprenait
: la guitare saturée sur Marshall était
omniprésente, au point de masquer parfois le subtil travail
des sonorités de Livengood. Paganotti, lui,
défonçait méthodiquement ses fûts et ses
cymbales. Et les lecteurs de Keyboards auraient peut-être
reconnu David Danger qui, vêtu d'un seyant T-shirt barré
du titre d'un quotidien communiste français, est venu chanter
"Cyborg Sally". De manière générale, les
versions concert des titres du CD étaient plus longs (une
bonne dizaine de minutes minimum), ce qui contribuait à
créer un climat hypnotique, une impression
d'extemporalité. Ce qu'on perdait en précision du son,
on le regagnait en atmosphère, et les
répétitions lancinantes de certaines séquences
évoquaient par moments un Terry Riley rock. Les nouveaux
titres joués en avant-première sont de la même
veine que ceux du récent album. Après presque deux
heures, on sort persuadé d'avoir assisté à une
performance rare, à un concert qui marque, malgré les
imperfections passagères des intéressantes
vidéoprojections. A quand une vidéo de "Cyborg Sally"
?
DISCOGRAPHIES
|
Richard PINHAS
Solo
|
|
Chronolyse
|
1976
|
|
Rhizosphère
|
1977
|
|
IceLand
|
1979
|
|
East/West
|
1980
|
|
L'Éthique
|
1982
|
|
DWW (Die Wuste wachst)
|
1984/1993
|
|
Cyborg Sally
|
1994
|
|
De l'Un et du Multiple
|
1996
|
|
HELDON
|
|
Electronic Guérilla
|
1973
|
|
Allez Teïa
|
1974
|
|
Third (Vol 1 et 2)
|
1975
|
|
Agneta Nillson
|
1976
|
|
Un rêve sans conséquence spéciale
|
1977
|
|
Interface-Heldon 6
|
1978
|
|
Stand By
|
1979
|
Tous ces CD ont été réédités
chez Spalax Music
Article inédit.
Copyright © 1996 Franck Ernould
(franck.ernould@sfr.fr)
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