STUDIO MIRAVAL
Sous le soleil exactement

Niché dans l’arrière-pays provençal, Miraval fête ses vingt ans. Un magnifique studio résidentiel qui, en deux décennies, a vu défiler du beau monde... Franck Ernould

Imaginez une imposante bastide provençale du dix-septième entourée de trois cents hectares de pinèdes et de vignes, à laquelle on accède par un long chemin de terre que borde un immense plan d’eau. Descendez de voiture, passez trois portes et vous voici dans une cabine spacieuse (60 m2) et bien équipée (SSL série G 56 voies, Sony 3348), donnant sur un superbe studio habillé de bois (300 m2, 10 m sous plafond), lumière du jour comprise... Rajoutez à cela une dizaine de chambres, une piscine, un bar, une salle de billard, un cuisinier à demeure... Tel est le studio Miraval, situé à une cinquantaine de kilomètres de Marseille, d’Aix ou de Nice. Une structure résidentielle dans la plus pure tradition du défunt Château d’Hérouville, fréquentée par de grands noms internationaux (Pink Floyd, Sade, Cure, Brian Ferry, Sting, Yes, Level 42, Wham!, David Sylvian, Gipsy Kings, Chris Rea, AC/DC...) et nationaux (Indochine, L’Affaire Louis Trio, Jacques Higelin, Téléphone, les Négresses Vertes, Louis Chedid...). Gérant et ingénieur du son de l’endroit, Patrice Quef retrace pour nous l’histoire de ce lieu mythique.

Comment es-tu arrivé ici ?

Avant Miraval, j’étais ingénieur au studio des Dames. J’y avais démarré comme assitant à la fin des années soixante. A l’époque, mon épouse s’occupait des affaires de Jacques Loussier (pianiste/compositeur célèbre dans les années soixante pour ses “Play Bach”, versions jazz d’oeuvres signées Jean-Sébastien Bach, NDLR). Souhaitant s’éloigner de Paris, il a visité plusieurs domaines dans la région pour finalement s’établir ici en 1970. Ma femme étant descendue poursuivre son travail, je me retouvais face au dilemme suivant : rester ingénieur à Paris ou la rejoindre... J’ai fait la navette quelques années, profitant de mes vacances et de mes week-ends de liberté pour descendre. C’est alors que Jacques a eu une idée géniale : aménager un studio personnel - on ne disait pas encore “home studio” - dans la bergerie. Désaffectée depuis de nombreuses années, elle commençait à tomber en ruines. ! J’adorais cet endroit et ne me suis donc pas fait prier. Nous avons commencé petit, début 1977, avec une console Neve, un seize pistes Studer et quatre moniteurs Lockwood. On travaillait à la fois sur les musiques de films de Jacques, et pour une clientèle essentiellement locale.

Avez-vous fait réaliser des aménagements acoustiques particuliers ?

Aucun. Ce n’était pas l’usage à l’époque, et de toute façon, nos crédits ne nous le permettaient pas ! Complètement parallélépipédique, non climatisée, la cabine bénéficiait en tout et pour tout, en guise de traitements acoustiques, de quelques rideaux par-ci et d’un peu de tissu par là. L’agencement des lieux n’avait rien à voir avec celui d’aujourd’hui : l’ancienne cabine se trouvait à l’opposé de l’emplacement de la nouvelle. Ce n’est qu’en 1982, pour accueillir la première SSL, que nous avons tout cassé et adopté la disposition actuelle. Lorsqu’en 1991, la deuxième SSL est arrivée - une série G 56 voies -, rien n’a bougé.
Pour en revenir au tout début, six mois après l’inauguration, nous passions en vingt-quatre pistes. Quelques artistes parisiens ont commencé à venir enregistrer ici : Maxime Le Forestier ou Pierre Vassiliu, avec “Déménagements”, en 78, pour ne citer qu’eux...

Quel “déclic a donc rendu Miraval célèbre ?

Pink Floyd y a enregistré “The Wall” en 1979 ! Ils étaient descendus à Nice, au studio Superbear, disparu depuis, pour travailler sur cet album. Les problèmes commençaient à apparaître entre eux, le groupe ne s’en sortait plus. Ils voulaient changer d’air tout en restant dans le Sud de la France, et sont tombés sur nous un peu par hasard. La pochette mentionne d’ailleurs “Miravel” ! Après leur passage, le studio a acquis une réputation internationale. Beaucoup de grands noms s’y sont succédé.

Comment t’es-tu retrouvé avec la première SSL française ?

J’avais enregistré un album pour un groupe niçois, qui était parti mixer au Manor en Angleterre. Je ne pouvais pas les accompagner, mais ils sont revenus me faire écouter leur mixage et m’ont parlé d’une espèce de console-OVNI qu’ils avaient aperçu là-bas, avec un ordinateur dedans, complètement révolutionnaire... Désirant remplacer la Neve des débuts, j’ai été voir cette “SSL” - une marque inconnue pour moi - et je suis tombé sous le charme ! Après en avoir discuté avec Jacques, nous sommes parti tous les deux à Londres, en commençant à rêver... C’était en 1982. Elle coûtait1,2 millions pour 36 voies (près du double en francs d’aujourd’hui, NDLR) ! Finalement, le rêve est devenu réalité. La seconde SSL française a échoué au studio de la Grande-Armée, au Palais des Congrès... puis tout le monde s’y est mis ! Mais à l’époque, en 1982, certains m’ont traité de fou.

Pourtant, aux Dames, les ingénieurs de chez Philips avaient concocté deux consoles “sur mesure” exceptionnelles, qui déjé, en 1974, possédaient un compresseur/gate par voie et une automation par VCA...

Si Philips avait décidé de commercialiser ces consoles au lieu de les réserver aux studios du groupe Phonogram, quitte à faire quelques concessions techniques pour en abaisser le prix de revient faramineux, la marque possèderait aujourd’hui la part de marché qu’a acquise SSL...

Sais-tu que ces consoles sont encore toutes deux en service, dont l’une au studio Recall (cf. Home Studio 6, NDLR) ?

Je n’en suis pas surpris ! Pour avoir connu les années soixante-dix, où nous étions souvent confrontés aux limites de notre matériel, je m’étonne tout de même qu’on en revienne aujourd’hui à des conceptions parfois rétrogrades - le tout-lampes en est un exemple frappant - alors que rares sont les appareils anciens en parfait état de marche ! Combien de micros utilisés aujourd’hui, avec des lampes usées ou inadaptées, sont-ils conformes à leurs spécifications s’origine ? Pourtant, mode vintage aidant, on ne jure que par eux, alors qu’un bon U87 à FET serait peut-être bien meilleur !
Personne ne pourra me prouver que l’analogique est supérieur au numérique... Mon 3348 reproduit exactement ce qu’on lui envoie, sans souffle, distorsion ou compression d’aucune sorte. Généralement, ceux qui prônent ce retour aux anciennes technologies n’en ont pas connu les mauvais côtés. J’en parle souvent avec les ingénieurs anglais. Au démarrage, les technologies numériques étaient loin d’être parfaites. Quinze ans plus tard, repasser en analogique me fait chaque fois grimacer... L’analogique colore, supprime, met un voile sur les sons. Que ce soit une option artistique, pour goût pour la compression naturelle qu’apporte la bande, est une autre affaire...

Miraval offre depuis vingt ans volume, bois, lumière du jour, contact visuel... Des aspects auxquels on redevient sensible !

Peut-être, sauf que pendant dix ans, personne ne s’est servi du studio : tout était enregistré en cabine ! La mode était aux synthés, aux séquenceurs, aux ordinateurs, les musiciens s’installaient près de la console et l’espace suffisait parfois à peine à accueillir tout le matériel nécessaire... Il n’y avait même plus de batteries !
Aujourd’hui, les deux tendances coexistent. D’un côté le tout-électronique, Pro Tools et compagnie : Gary Moore, pour ne citer que lui, travaille énormément avec des programmations - il est d’ailleurs venu avec son propre programmeur, et n’a ajouté sa guitare et sa voix qu’à la fin des séances. De l’autre, un retour au jeu live, à une ambiance musicale que je trouve très saine, où le chanteur chante avec les autres dès les premières prises, quitte à refaire sa voix par la suite. On peut désormais réaliser du très beau travail chez soi. Récemment, Louis Chedid est venu mixer son dernier album avec son programmeur, Patrick Renson. Il avait tout enregistré à la maison sur Pro Tools, batterie comprise : le résultat était était étonnant de propreté, de finesse... Rien à redire !

Tu possèdes une collection d’instruments acoustiques. Par contre, aucun synthé ni ordinateur ou DtD ?

En ce qui concerne les Direct to Disk, les musiciens emmènent leur propre configuration, qu’ils connaissent par cœur. Pour ce qui est des synthés, Jacques en a eu un certain nombre à une époque, mais la “course à l’armement” allait trop vite. Tous les six mois, il fallait acheter le dernier modèle... Pour moi, c’est au musicien de venir avec son instrument, programmé avec ses sons à lui.

Te demande-t-on parfois du matériel très spécifique ?

Souvent, oui. La solution s’appelle 1001 Sons, Backstage, Euro Backline... ou l’Angleterre ! Par avion, faire venir sur Marseille du matériel de Grande Bretagne est souvent aussi rapide que lorsqu’il descend de Paris.

Tu sous-traites le management de Miraval, je crois ?

Difficile de tout faire, être à la fois à Paris et ici. De plus, je ne suis pas un bon commercial. J’ai un représentant anglais depuis quinze ans. Là-bas, il est naturel d’avoir un manager, qu’on soit artiste, ingénieur du son... ou studio d’enregistrement ! C’est la raison pour laquelle les groupes étrangers représentent la moitié de l’activité de Miraval. Les managers traitent entre eux avant que je ne voie arriver les artistes !
En France, s’il existe bien une agence d’ingénieurs du son à Paris, le manager de studios est une espèce plus rare... L’unique représentant de cette profession s’appelle François-Régis Picolet. Il travaille pour Miraval et Zorrino (voir encadré, NDLR).

Parmi tous les artistes que tu as vu défiler, qui as-tu le plus apprécié ?


David Sylvian, un personnage très attachant, introverti et intéressant. Il était accompagnéd de Ryuichi Sakamoto, et je me souviens de longues discussions sur le son de piano : comment le capter, comment jouer... Sade, bien sûr, venue deux fois six semaines pour “Promise” et “Stronger than pride”. C’est une fille que l’on n’oublie pas, très attentionnée et attachante... Des séances à Miraval, il n’est sorti que deux ou trois titres à chaque fois. Les compositions naissent en studio : elle et ses musiciens cherchent, improvisent, tandis que tourne la bande. A la réécoute, les idées germent et une chanson finit par prendre forme.
Dans un tout autre style, les musiciens et l’équipe d’AC/DC, pour l’album “Blow up your video“, m’avaient épaté par leur organisation, leur professionnalisme et, là encore, leur gentillesse... On sentait les années d’expérience. Leur maîtrise musicale et technique était étonnante.
Enfin, je garde un souvenir ému de The Cure, pour “Kiss me”... Ils ont passé deux mois ici fin 1986, avec leur ingénieur/producteur, Dave Allen. Je n’étais donc pas à la console, mais j’ai suivi l’élaboration de l’album avec fascination. Je ne voyais pas où il voulaient en venir : j’entendais des guitares fausses, pas en place, au point de me demander pourquoi ils gardaient ces prises ! Ce n’est qu’au mixage que j’ai compris l’alchimie de Robert Smith. Par superpositions et ajout d’éléments, tout se tient, c’est la magie Cure. Etonnant par sa personnalité et sa culture, Robert Smith est un génie. Tour à tour chanteur, guitariste, ingénieur, producteur, compositeur... Il est parfois le seul à savoir où il va, mais il y va !

Quand on est à huit cents kilomètres de Paris, la maintenance n’est-elle pas un problème ?

Pas vraiment... Avoir un technicien à demeure, comme du temps des Dames, serait évidemment une bonne chose, mais que lui faire faire entre deux pannes ? Un jour sur deux, il irait à la pêche ! De plus, là où les vingt-quatre analogiques demandaient pratiquement un alignement quotidien, l’avènement du numérique a beaucoup diminué la périodicité des réglages. Je collabore souvent avec Pierre Dangin, qui travaille beaucoup à Harryson et se débrouille aussi bien sur la SSL que sur les Studer... Quant au Sony, après un rodage difficile, il ne m’a pas occasionné le moindre problème en six ans !

Je crois savoir que les murs de Miraval ont changé de mains récemment ?

En 1992, Jacques Loussier a décidé de revendre le domaine et de retourner à Paris. Lui et moi demeuront actionnaires du studio Miraval, et louons désormais nos murs au nouveau propriétaire, un gros industriel américain qui habite ici. Il y a installé ses bureaux, et exploite même les vignes !

Tu restes donc seul maître à bord...

Oui, même si je passe de moins en moins temps derrière la console. Ces derniers temps, je me suis transformé en producteur avec P’tit Bébert, un groupe de la région venu enregistrer quelques titres ici. Un coup de cœur... Nous avons actuellement en nos murs un groupe anglais, Lighthouse Family, qui enregistre son album. Comme souvent, ils ont amené leur ingénieur. Cyril Taillandier, notre assistant, le seconde. Pour ma part, je suis en quelque sorte de “garde”, pour pouvoir remédier rapidement à tout problème...

ENCADRÉ S

LS QUATRE SAISONS

Nous avions chroniqué “Les Quatre Saisons” dans la rubrique Master Sessions (Home Studio numéro 7). Voici, en exclusivité, les recettes employées par Patrice Quef pour les prises de cet album. “J’ai isolé la batterie dans la grande cabine centrale du studio, condition sine qua non pour garder un son “propre”, sans repisse, sur la contrebasse et le piano. Les trois musiciens se voyaient. Je pouvais également communiquer avec eux en leur faisant des signes. Sur le piano, ouvert : deux U87, pas trop près, ainsi que deux AKG C451, en ambiance, placés très haut et ne pointant pas vers l’instrument. Sur la contrebasse : un U47 à lampes plus une cellule, m’ont permis d’obtenir une couleur “pseudo-électrique” très appréciée de Vincent Charbonnier. Enfin, pour la batterie d’André Arpino, j’ai utilisé un set très classique : un 441 et un U87 éloigné sur la grosse caisse, un 414 sur la caisse claire, un 451 sur la charley, des SM57 sur les toms, pour finir par un couple de U87 en overhead, loin derrière dans le fond de la cabine. Pas de secrets !”

PROFESSION : BOOKING MANAGER

Basé à Paris, François-Régis Picolet, “studio booker” de Miraval et de Zorrino (voir Home Studio ancienne formule numéro 31) nous expose sa conception de l’activité qu’il s’est choisie, sa vision du monde des studios et ses objectifs...

Comment es-tu devenu le premier “studio booker” français ?

Au départ, je ne suis pas technicien. J’ai commencé à aider au management d’Ali Baba, une structure de montage vidéo virtuel créée par un ami. Peu à peu, je me suis dit que je pouvais transposer cette activité à un studio d’enregistrement. Un certain Peter Murray faisait cela pour Capri, mais cette activité n’existait pas en France. Les studios m’ont semblé assez demandeurs, et je me suis donc lancé voici quelques mois. C’était l’occasion de réaliser un vieux rêve : me rapprocher le plus possible de la production exécutive et de la réalisation d’un album.

Tu représentes deux “francs-tireurs” dans le monde des studios français : Zorrino/Lozahic d’un côté, Miraval/Quef de l’autre...

J’ai choisi d’appeler Miraval pour leur réputation. Je ne comprenais pas pourquoi les français n’y enregistraient pas plus. Le côté affectif, intuitif, a primé. Pour Didier, le contact s’est établi grâce à un ami ingénieur de maintenance, qui m’a beaucoup parlé de son parcours, de ses références et de sa personnalité. Je l’ai rencontré à plusieurs reprises, et nous nous sommes mis d’accord.

Ce sont là deux approches différentes du monde de l’enregistrement ?

C’est voulu : pas question d’avoir des offres qui se concurrencent. En ce sens, il est difficile de concevoir plus différent que Zorrino et Miraval ! Un studio commercial de Saint-Ouen contre un studio résidentiel provençal.... J’aimerais en avoir deux autres, l’un situé à l’étranger, et l’autre plus orienté vers la post-production, par exemple...

Qui démarches-tu ?

Quatre personnes décident du choix d’un studio : le directeur artistique de la maison de disques, le réalisateur musical de l’album, l’artiste et, dans une moindre mesure, l’ingénieur du son. Cela fait donc pas mal de monde à aller voir et à qui proposer mes studios... Un vrai travail de fourmi, d’autant que le “turnover”, dans ces professions, est à proprement parler effarant !
Parlons sous : je propose Miraval à 9 000 F la journée. Zorrino est au même prix en lock-out, et tombe à 6000 F de 10 à 20 h. Des tarifs jugés souvent trop élevés pour les artistes en développement, à qui les labels allouent généralement des budgets réduits. Ce n’est un secret pour personne, plusieurs studios parisiens proposent des prix bien inférieurs aux miens, et la stratégie des maisons de disques privilégie souvent le court terme. Le problème vient du fait que les studios français, contrairement à leurs homologues anglais, qui sont adossés à des majors ou à de grosses entreprises (Air Lyndhurst et Pioneer, par exemple, NDLR), sont indépendants. Difficile de rentabiliser les investissements dans ces conditions ! Les studios ont un besoin évident de représentation. Reste à éduquer les productions...

ENCADRE

FICHE D’IDENTITE

Studio Miraval
83143 LE VAL
Tél 04 94 86 42 75
Fax 04 94 86 42 63


FICHE TECHNIQUE

Superficie : studio = 300 m2 (+ trois cabines isolées), cabine = 63 m2
Console :
SSL 4064 G, 56 voies
Magnétophones : Sony PCM-3348, Mitsubishi X86 2 pistes, Studer A 800 MkIII, Studer A 80 2 pistes 1/2 pouce et 1/4 pouce, DAT Sony PCM-2500 et 57ES, K7 Pioneer CT 656, CD CDP 2700, enregistreur de CD-R Marantz CD-R620
Ecoutes : Urei 815 + ampli Urei 6500, Genelec 1031, Yamaha NS 10, Auratone
Périphériques : réverbérations Lexicon 480 V2.0 + télécommande LARC, PCM 80, PCM 70, Publison Infernale Machine 90, Yamaha REV 1, REV 7, SPX90 (x2), EMT 240 à feuille d’or, AKG BX20, AMS RMX 16, Alesis QuadraVerb, Publison DHM 89, Spanner SP2 ; compresseurs Urei LA4 (x2), 1176, dbx 160X (x2), 165A (x2), Drawmer R1960 ; délai MXR, noise gate Drawmer DS201 ; flangeur Bell BF 20 ; égaliseurs graphiques Klark Teknik ; égaliseur paramétrique Orban Parasound ; Vocal stresser Audio Design F769XR ; Aphex Aural Exciter ; harmoniseurs Eventide H 3000 SE et B, AMS DM2 30, délais/harmos/samplers AMS 1580 (6,5 s et 1,8 s) ; Roland SDD-320 Dimension D
Micros : Neumann (U87 x 5, KM86 x 8, U47), Shure (SM57 x 6, SM54, Unisphères x 2, Beta 57, Beta 58), Beyer (M67), AKG (C12 Tube, 414 x 2, 451 x 2, D202 x 2), Sennheiser 441 (x7), MH416 (x6), P48, PZM (x2), Calrec CM10 (x2), ElectroVoice RE20.
Instruments : piano à queue Bösendörfer, clavecin, clavicorde, timbales, Clavinet, cabine Leslie, Fender Rhodes, échantillonneur Akai S2800.



Cet article est paru dans HOME STUDIO

Copyright © 1998 Franck Ernould (franck.ernould@sfr.fr)

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