
Jean Michel Jarre et Christian Hugonnet
Jean Michel Jarre : (bonjour, merci d'être venu, etc.) - Si j'ai fait
la musique que j'ai faite, c'est grâce à Pierre Schaeffer, que
certainement beaucoup ici connaissent bien, et qui dirigeait le Groupe de Recherches
Musicales (GRM). Quand j'ai commencé à étudier la musique
électro-acoustique, dont la diffusion multicanal constitue un aspect
de base, le disque, stéréophonique à l'époque, m'a
toujours semblé limité. Je me suis coincé, limité
à deux dimensions, donc à une image plate, devant moi, alors que
la musique peut en exploiter trois. J'ai donc toujours rêvé de
pouvoir travailler en 3D. Même si la quadriphonie a existé à
un certain moment, elle est malheureusement restée au stade expérimental,
sans rencontrer de succès auprès du grand public. C'est avec le
home cinéma, surtout après l'apparition du DVD, que le grand public
a eu accès à des installations 5.1 pour, aujourd'hui, quelques
centaines d'euros (même 100 !), ce qui permet au plus grand nombre de
s'équiper.
C'est pour cette raison que mon dernier album, Aero, a été
prévu en 5.1 dès le départ, en donnant la priorité
à cette version plutôt qu'à la version stéréo
sur le CD. La difficulté a d'ailleurs consisté à faire
comprendre à ma maison de disques que le DVD n'est pas seulement aujourd'hui
un support pour l'image, mais aussi pour la musique, dès l'instant où
on se met à vouloir travailler en multicanal. Donc, j'ai été
confronté au problème de concevoir, en studio, de la musique en
5.1, et, une fois lancé dans l'enregistrement de l'album, j'ai eu envie
de revisiter en multicanal quelques-uns de mes anciens morceaux, que j'avais
entendus à l'époque en trois dimensions, mais qui n'existaient
qu'en version stéréo. Quand j'ai commencé à travailler
sur mon Pro Tools, les plug-ins au format 5.1 n'existaient pratiquement pas,
et j'ai été confronté au problème que nous connaissons
tous, que le monde de la musique est habitué, formaté, à
la stéréo, que ce soit en enregistrement ou en mixage, et ceux
qui ont une habitude du 5.1 sont rares. Cette expérience est beaucoup
plus répandue dans le monde du cinéma, ils ont développé
des critères de spatialisation, mais toujours au service de l'image :
le traitement des canaux arrière, par exemple, est tout à fait
différent de ce dont un musicien a besoin. Pour lui, l'avant et l'arrière
possèdent une importance égale, il est susceptible d'y placer
n'importe quel type de son, ce qui n'est pas le cas du cinéma, où
la musique est essentiellement à l'avant, de chaque côté
des dialogues de l'enceinte centrale, avec éventuellement un peu de réverbération
dans les canaux arrière. J'ai pour ma part considéré le
mixage un peu comme une direction d'orchestre, qui met en lumière tel
ou tel aspect des arrangements. Je pensais que le mixage 5.1 serait plus facile,
mais j'ai rencontré des difficultés au fur et à mesure.
En fait, le 5.1 est plus compliqué que la stéréo, et déjà
à l'enregistrement. En stéréo, on peut se permettre d'être
plus flou, les sons se rentrent les uns dans les autres, et leur interaction
brouille le jeu, ce qui arrange la sauce du studio. En 5.1, tous les instruments
se retrouvent isolés dans l'espace, et toute faiblesse dans le jeu apparaît
immédiatement. De la même manière que la stéréo
a changé la manière d'enregistrer en studio, je suis convaincu
que le 5.1 va faire naître une nouvelle forme de musiciens. C'est plutôt
la technologie qui génère les styles musicaux plutôt que
l'inverse : ce n'est pas Vivaldi qui a inventé le violon, c'est parce
que le violon s'est amélioré que Vivaldi a pu composer ses uvres.
Même chose pour le rock avec la guitare électrique, même
chose pour les 78 tours, qui ont poussé les pionniers de l'enregistrement
à des chansons ou des morceaux de 3 minutes, et aujourd'hui, la technologie
du 5.1 reconstitue l'émotion musicale de façon plus organique,
plus sensuelle, qu'on écoute un prélude de Chopin au piano ou
de la musique électronique.
On sait aussi que dans l'histoire de la transduction sonore, tout a évolué
sauf le haut-parleur. Même s'il a évolué, il s'appuie toujours
sur le même principe, un morceau de carton dans un coffret pour diffuser
de l'énergie sonore à certaines fréquences. La prochaine
révolution sera de passer à une diffusion multisource, qui permettra
de créer l'impression de profondeur qu'on ne peut pas restituer en stéréo.
Autre aspect : la restitution du son d'un concert dans une salle pose aussi
un certain nombre de problèmes. J'ai eu l'occasion récemment de
donner un concert à Pékin dans le cadre de l'année de la
Chine, et pour la première fois, nous avons tenté, avec Christian
Heil de la société V-DOSC, d'effectuer une spatialisation du son
en extérieur, et je crois qu'on est arrivés à un résultat
tout à fait satisfaisant. Nous sommes sortis de la philosophie de la
sonorisation habituelle, qui consiste à empiler des enceintes de chaque
côté de la scène. Nous avons découpé dans
la zone réservée au public des carrés de 30 mètres
sur 30 mètres, soit environ 3000 personnes, et nous avons défini
à chaque fois un système de sonorisation 5.1. L'essai a été
tout à fait probant, avec une approche tout à fait différente
de celle en vigueur dans les salles de cinéma. À l'occasion de
la sortie de l'album Aero, en effet, j'ai eu l'occasion de faire la promotion
de l'album un peu partout en Europe, et dans certains pays, on a fait écouter
cette musique dans des salles de cinéma, et ça pose évidemment
un certain nombre de problèmes, dans la mesure où les enceintes
d'un cinéma se prêtent mal à une écoute 5.1 musicale
Il faut compter sur ce problème quand on travaille en 5.1 : la partie
arrière, surtout, réagit très mal à des spatialisations
ou de trajectoire de sons.
CH : On avait, voici quelques années, Alan Parsons, qui avait adopté
un mixage apparaissant différemment selon l'endroit où on écoutait
dans le champ 5.1 : en fait, un mix stéréo par couple d'enceintes
En se déplaçant ainsi dans la zone d'écoute, on se faisait
son propre parcours.
Je me méfie toujours beaucoup de ce genre de raisonnement, assez
abstrait. Je crois qu'on commence alors à jouer avec le hasard. Pour
moi, un mixage 5.1 doit transporter l'émotion musicale, quel que soit
l'endroit où on se trouve pour l'écouter ! Dans le 5.1, il doit
y avoir un espace. J'ai du mal à imaginer ce mix stéréo
par paire d'enceintes ! Au contraire, je pense qu'un bon mixage 5.1 est celui
qui restitue l'idée de départ, où qu'on soit, le mieux
possible. On a cité Alan Parsons, j'aime bien ce qu'il fait, mais j'ai
l'impression que depuis les concerts en quadriphonie avec Pink Floyd, il est
resté marqué par une conception un peu spectaculaire de la spatialisation
- qu'on retrouve d'ailleurs sur son CD dts On Air.
Question public : Votre musique est essentiellement basée sur des
sons électroniques, mono ou stéréo : pouvez-vous préciser
ce qu'apporte, à l'enregistrement, une technique 5.1 ?
Je me suis aperçu, par exemple, qu'il valait mieux enregistrer les
sons de synthés en mono, et pas en stéréo. Étrangement,
on a beaucoup de mal à spatialiser en 5.1 des sons stéréo
! J'ai aussi tendance, dès l'enregistrement, à placer les sons
mono dans l'écoute là où je désire qu'ils soient.
Il faut faire attention, aussi aux délais. Le pire, ce sont les réverbes
5.1, qui ont tendance à prendre énormément de place, et
à empêcher par la suite toute spatialisation précise.
Question public : Je voudrais revenir sur un point dans la discussion, qui
envisageait la possibilité de se déplacer librement dans l'espace
sonore 5.1. Est-ce que pour vous, le paradigme de la sculpture sonore (et l'objet
sonore cher à Schaeffer), qui se lit dans l'espace que vous avez créé,
et qui suscite un déplacement pour en obtenir une lecture différente,
est applicable en 5.1 ? L'idée est de découvrir de nouveaux objets
sonores en se déplaçant dans l'espace que vous avez créé
est-elle théorique, philosophique, peut-elle voir le jour ?
Je suis assez d'accord avec cette conception. Il suffit de se rapprocher
d'une enceinte d'un système 5.1 pour créer un « effet de
loupe » sur le mixage, découvrir d'autres parties, entendre beaucoup
plus précisément des instruments. C'est un cas particulier : le
5.1 n'est pas fait, au départ, pour ça ; à mon sens, il
est vraiment fait pour essayer de donner la meilleure restitution possible d'une
uvre, en essayant de remplir l'espace en largeur et en profondeur, mieux
qu'en stéréo, où l'espace n'est qu'illusion psycho-acoustique.
Il est intéressant, à ce titre, de comparer les versions stéréo
et 5.1 d'Aero. En fait, j'ai pensé qu'il serait plus intéressant
de faire la stéréo à partir de la 5.1, et non l'inverse
comme c'est plus habituel. Je ne m'y attendais pas, mais je me suis rendu compte
que la sensation d'espace est plus importante quand on remixe une version stéréo
à partir de la 5.1, sans remonter aux données psycho-acoustiques,
mais simplement en repositionnant et en rééquilibrant à
l'avant les réverbes et les sons placés à l'arrière.
Faire un mixage stéréo complètement séparé
n'aurait pas du tout donné la même impression
Question public : Pouvez-vous nous parler de l'expérience de votre
récent concert à Pékin, lui aussi sonorisé en 5.1,
avec du V-DOSC ? Le Surround Live fait l'objet de pas mal d'expériences,
pas toujours concluantes : quels choix de positionnement d'instruments avez-vous
faits ?
En fait, nous sommes partis du principe de restituer au mieux les paysages
de l'album, et pas de faire tourner les sons par plaisir - recréer un
espace qu'on ne connaît pas forcément dans les concerts habituels.
Je jouais sur scène avec un vrai orchestre symphonique augmenté
d'instruments traditionnels chinois, et j'ai pu lui donner un son dont on n'a
pas l'habitude, comme si on était vraiment dedans, au milieu de l'orchestre.
Nous sommes arrivés à contrôler cette impression par la
spatialisation. Nous avons obtenu une fidélité qu'on n'a pas l'habitude
d'avoir avec des sonorisations traditionnelles. Même au niveau des instruments
électroniques, on ne se rend pas vraiment compte de la différence
énorme qu'il peut parfois y avoir entre le son direct de l'instrument,
tel qu'on l'enregistre sur CD ou DVD, et le son sonorisé sur scène
du même instrument, où souvent l'impression est très «
mono », avec trop peu d'espace.
Le fait de jouer en extérieur a aussi beaucoup aidé à la
recréation de cet espace 5.1, puisque par définition, nous n'étions
pas gênés par l'acoustique d'une salle, qui serait venue se superposer
à l'espace recréé.
Sur scène, le canal central s'est, en fait, montré beaucoup plus
important que je ne le croyais. Même si elle était fixée
assez haut, l'enceinte centrale aidait à focaliser l'attention du public
sur ce qui se passait au centre de la scène, c'était un peu la
colonne vertébrale sonore. Les V-DOSC ne sont pas grosses, ce qui a permis
de rester discret tout en apportant énormément au public. On le
verra sur le DVD, qui sort en décembre - mixé en 5.1, standard
dans le grand public, et plus facile à loger dans un appartement qu'une
config 6.1 ou 7.1.
Nous avons mis beaucoup de grave et de bas-médium devant : si on répartit
trop les sons vers l'arrière, on a une sorte de déséquilibre.
Pour moi, le centre avait exactement le même rôle qu'en salle de
cinéma : il sert à réunir la droite et la gauche, qu'on
soit en 5.1, 6.1, 7.1, comme les enceintes latérales servent à
réunir l'arrière et l'avant.
Question public : Pourquoi un DVD Vidéo « son seul » (ou
presque) d'Aero, plutôt qu'un DVD Audio ou un SACD, supports multicanal
musique pure ?
Il peut y avoir une confusion, auprès des musiciens, au niveau du
DVD Vidéo : il est souvent considéré comme un support essentiellement
image, dans lequel le son est subalterne. J'ai décidé de l'utiliser
comme support son 5.1 « universel », contrairement au DVD Audio
- je suis désolé de la guerre des formats entre le DVD Audio et
le SACD, d'une qualité audio supérieure, mais j'ai considéré
qu'il existait aujourd'hui, en fait, un support multicanal universel, qui est
le DVD Vidéo, présent dans des millions de foyers. Bien utilisé
(flux dts pleine bande passante), il offre une qualité sonore 5.1 tout
à fait correcte : il faut respecter ce standard par rapport aux gens
ayant investi dans des systèmes de Home Theater.
Au départ, j'étais contre le fait qu'il y ait quoi que ce soit
sur le plan visuel sur ce DVD : si je voulais utiliser le DVD en tant que musicien,
il fallait laisser la prorité au son et pas à l'image. Un intérêt
spécifique de la musique est qu'elle permet aux auditeurs de se créer
librement leurs images dans leur tête. Comme il restait de la place disponible,
nous avons fini par inclure sur le DVD d'Aero un aspect visuel, «
accessoire » mais bien présent : ce plan fixe et continu, en haute
définition, sans postproduction, de 75 minutes d'un regard de femme,
dont les yeux réagissent à la musique en temps réel - mais
dont on peut parfaitement se passer !
Question public : Malgré tout, on ne peut s'empêcher d'être
attiré par le regard à l'écran, et du coup, intervient
une opération mentale : on se met à aller y chercher ce qu'on
entend, interpréter les mouvements, leur coller un sens qu'ils n'ont
peut-être pas et qui éloigne de la musique
Encore une fois, cette image est facultative. Elle n'est pas du tout monotone
!
Public : moi, ça me dérange, j'ai l'impression qu'elle me regarde
Votre musique dégage tellement d'émotions à m'écoute
que je trouve, à la limite, presque dommage de forcer l'auditeur à
voir une image en particulier
Question public : Pourquoi avoir fait le choix du DVD Vidéo, et non du
DVD Audio, sur lequel vous auriez pu mettre, outre le flux Dolby Digital et
dts, le mixage 5.1 en haute résolution sonore, 96/24, qui aurait sans
doute mieux respecté la chaleur sonore des synthés analogiques
?
Parce que nous voulions une compatibilité directe avec 100% des lecteurs
du public, associer dans l'esprit des gens le DVD Vidéo et le son, et
que pour les maisons de disques, le DVD Audio est un support encore mal aimé,
qui a souffert de l'échec de son pseudo-lancement. Plutôt que du
24/96, que peu de gens peuvent vraiment apprécier chez eux, j'ai préféré
privilégier l'idée de la piste visuelle, en soignant l'aspect
dts.
Mais le DVD Audio possède toujours un chapitre Dolby Digital, 100%
compatible avec les lecteurs de DVD Vidéo !
Il reste, dans l'esprit des gens, un support peu connu, dont on se méfie
un peu. De toute façon, dans des conditions normales d'écoute,
je défie beaucoup de monde de distinguer le son du flux dts de l'album
de celui de mes sessions Pro Tools en 96 kHz/24 bits
Deux questions : quel temps passé sur cet album 5.1, et comment restituer
ce son sur scène ? Pro Tools tourne-t-il sur scène ?
Première question : quatre mois de mixage, à mon rythme, et
près d'un mois de mastering, ce qui est énorme. Il m'a fallu beaucoup
de temps pour traiter la dynamique, notamment.
L'ingénieur qui a fait le mastering était présent au concert
de Pékin, ce qui a beaucoup aidé à recréer sur scène
le son de l'album. Comme tous les albums de musique électronique, il
y a beaucoup d'éléments en jeu, ce qui oblige à utiliser,
sur scène, un Pro Tools synchronisé afin de les recréer
sans les fabriquer en temps réel. Cela dit, sur le DVD Live, presque
rien n'a été refait en studio au niveau du son, tout a été
enregistré et conservé, à part par exemple quelques percussions
un peu sous-modulées. Les parties de l'orchestre symphonique et des solistes
avaient été pré-enregistrées avant le concert, mais
l'orchestre a aussi joué en direct et nous en avons utilisé 50/50
au mix, ce qui était très intéressant. Les solistes, eux,
auraient été difficiles à sonoriser, ils étaient
donc présents sur scène mais leur son pré-enregistré.
L'album live a été enregistré sur 8 DA-98, soit 64 pistes.
Quel est le surcoût de ce concert en 5.1 par rapport à un concert
stéréo normal ?
La société qui a collaboré avec nous sur ce projet,
L Acoustics, a travaillé en partenariat depuis le début pour trouver
les solutions. Nous étions dehors ; sonoriser en 5.1 serait probablement
plus difficile dans une salle. On y gagne toutefois énormément
en précision, et les sons diffusés à l'avant n'ont pas
le temps d'aller se réfléchir à l'arrière puis de
revenir, ils sont « bloqués », si je puis dire, par ce qui
est diffusé à l'arrière. Même dans une salle pas
faite pour, le 5.1 pourra donner de bons résultats. Le surcoût
ne me semble pas élevé.
J'ai une question concernant votre approche artistique : comment, à
partir de rien, avez-vous défini la spatialisation des sons au fil de
la composition, leurs mouvements ? Au fur ou à mesure, ou seulement à
la fin, quand ils étaient tous là ?
Il n'y a pas de système général. Par exemple, une boucle
de percussions, j'avais tendance à l'écouter de façon neutre,
puis au fur et à mesure que j'avançais, son emplacement dans l'image
sonore se précisait. Même principe pour les délais, par
exemple. Le conseil que je donnerais, si je peux me permettre, aux gens qui
sont ici : si vous avez des plug-ins de réverbe 5.1, c'est extrêmement
dangereux. Il peut être tentant de « 5.1iser » un synthé
mono avec un effet multicanal, mais au final, une fois intégré
dans l'espace sonore, on n'arrive plus rien à en faire...
Autre aspect : en 5.1, le mastering est bien plus important qu'en stéréo.
Notamment au niveau de la densité spectrale du son, par bande, de la
clarté des mouvements dans l'espace, de la dynamique. Même chose
en sono, et aussi en diffusion télé ! C'est un poste à
ne pas négliger : à mon avis, un ingénieur/technicien à
prévoir en permanence.
Quelques précisions sur le concert de Pékin...
300 m3 d'équipements divers
100 kW de son 5.1
20 km de câbles
Le système de sonorisation comprenait 36 V-DOSC, 108 dV-DOSC et 24 caissons
de graves SB218, ainsi que 115 retours FM et 130 amplificateurs LA, 30 processeurs
de sonorisation XTA, 9 BSS SoundWeb
Sur scène, outre Jean Michel et Francis Rimbert : l'Orchestre Symphonique
de Pékin (85 musiciens), l'Orchestre National de Chine (72 musiciens),
les Choeurs de l'Op?ra Chinois (72 chanteurs) + 100 danseurs.
Le DVD « Live in Beijing » est sorti le 6 décembre 2004
Mis en ligne le 15 décembre 2004. Copyright © 2004 Franck Ernould
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