S/B, headroom, dynamique et les autres...
Les décibels, suite ! Si vous épluchez les fiches
techniques des appareils passés en banc dessai, les
termes rapport signal/bruit, gamme dynamique,
niveau de bruit de fond... vous remplissent
peut-être de perplexité. Voici un petit glossaire
explicatif, pour une rentrée studieuse. Franck Ernould
Diaphonie : Ce chiffre, généralement donné
en dB négatifs, représente pour une machine
stéréo la proportion de signal de canal droit entendu
dans le canal gauche, par exemple. Pour une console, il sagit
de deux voies adjacentes.
Dynamique : Ce terme, sappliquant à un
signal, désigne lécart existant entre la
valeur la plus faible dun signal et sa valeur la plus forte. La
dynamique se mesure en dB.
Exemple : en 20 bits, on peut enregistrer des signaux dune
dynamique supérieure à 110 dB
Gamme dynamique : Notion un peu tordue, permettant
dafficher des chiffres très flatteurs. Imaginons
quune console possède un niveau de bruit de -85 dBu au
niveau de ses voies, et une réserve dynamique de 20 dB au
niveau de ses généraux. Sa gamme dynamique est donc de
105 dB !!
Headroom : Ce terme, plus usité que son
équivalent français réserve
dynamique, désigne la marge de
sécurité accordée par un appareil
au-delà de son repère référence
(repère FS en numérique, 0 dB VU en analogique). Sur
une DAT, la headroom est généralement de 18 dB ; sur un
magnétophone à bande, elle peut être de
lordre de 10 dB - valeur éminemment variable selon la
largeur de piste, la vitesse de défilement, le type de bande,
le flux magnétique choisi...
Niveau de bruit équivalent à lentrée
(E.I.N) : Une entrée micro, comme tout circuit
électronique, possède aussi un souffle propre,
mesurable en tension (dBu ou dBV). On a imaginé de passer, en
équivalence, au niveau sonore qui serait nécessaire
pour générer cette tension aux bornes dun micro
parfait, sans bruit de fond du tout. Exemple :
Niveau de bruit de fond : Tout appareil électronique
possède un bruit de fond inévitable, un souffle,
dû au bruit généré par ses composants.
Cette valeur peut être mesurée, en dBV ou dBu.
Exemple :
Niveau de distorsion : Tout circuit analogique
agrémente le signal le traversant
dharmoniques supplémentaires. On a lhabitude de
mseurer, via un banc, lamplitude de ces harmoniques, puis de
les rapporter au niveau du signal les ayant
générés sous forme dun taux : 0,005 % pour
un signal de 1 kHz à 0 dBu, par exemple. On peut tout aussi
bien, même si lusage nest encore guère
établi, exprimer ce rapport en décibels. Exemple :
niveau de THD de -86 dB à 1 kHz.
Niveau maximal admissible : Les circuits dentrée des
appareils font intervenir des amplificateurs opérationnels et
autres composants électroniques, ne pouvant supporter
quune valeur de signal finie avant que la distorsion
générée soit audible. Le niveau maximal
admissible se mesure en dBV ou dBu.
Rapport signal/bruit : Tout appareil électronique
possède un bruit de fond inévitable, un souffle,
dû au bruit généré par ses composants. Le
rapport signal/bruit mesure lécart entre ce bruit de
fond et le niveau maximal admissible par lappareil. Le rapport
signal/bruit se mesure en dB.
Exemple :
Séparation des canaux : Cest linverse de la
diaphonie - elle sexprime donc en dB positifs.
Exemple : la séparation des canaux du Lexicon MPX 100 est
supérieure à 45 dB (soit, en tension, un rapport de 178
à 1 entre le signal principal et le signal
parasite).
Taux de réjection de mode commun (CMRR, pour Common Mode
Rejection Ratio) : Ne sapplique quaux entrées
symétriques, qui travaillent en mode différentiel. En
clair, en symétrique, la modulation utile est
transportée en phase sur un des fils, en opposition de phase
sur lautre. À lentrée de lappareil
récepteur, les circuits électroniques font la
différence entre les deux signaux, éliminant ainsi tout
ce qui est bruit de fond, et récupérant la modulation
utile. Le taux de réjection de mode commun indique
lefficacité de ces circuits soustracteurs. Se mesure
en dB. Exemple : CMMR > 80 dB
(franck.ernould@sfr.fr)
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