Consacrée à la diffusion et au broadcast, la première matinée
commençait par un discours introductif d’Alain Poirier, Directeur
du CNSMDP, suivi d’une intervention de Xavier Bringué (division
Digital Media de Microsoft France).
Jusqu’ici, les installations audiovisuelles des particuliers sont centrées
autour de la chaîne de salon, passée de la stéréo
au multicanal. Depuis, le monde de l’Internet a beaucoup avancé,
et la progression du haut débit (4 millions d’abonnés ADSL
en France) permet, selon Microsoft, de « sortir » l’ordinateur
du bureau et d’en faire un centre multimédia numérique,
tournant bien sûr sous Windows XP version Media Center (présenté
dans sa version 2005), qui permet de gérer les fonctions audio et vidéo
via une télécommande conviviale, sans souris. Il faut un PC musclé
(3 GHz de fréquence processeur minimum), mais la plupart des machines
disponibles actuellement sont à la hauteur sans problème.
Cette évolution suppose une réduction du débit numérique
de données, effectuée bien entendu hors de tout standard, au format
propriétaire Windows Media (audio et vidéo), ainsi qu’une
gestion fine et précise des droits numériques. Les données
ne doivent pas pour autant se trouver confinées dans l’unité
centrale : il faut pouvoir « sortir » du salon, par exemple via
une distribution sans fil ou par l’intermédiaire de courants porteurs
– voire par terminaux portables. Dans le sens inverse, pour amener les
données dans le salon en toute légalité, il faut assurer
une offre commerciale, déjà disponible aujourd’hui en téléchargement
sur Internet (Aero, le dernier album de Jean Michel Jarre, est ainsi davantage
acheté en 5.1 qu’en version stéréo).
Les codecs utilisés pour les formats Windows Media Player utilisent des
algorithmes offrant un choix étendu de qualités audio, de la basse
résolution au très haut débit (7.1 en qualité 24/96,
selon Microsoft). Du côté de la vidéo, on retrouve la même
adaptabilité, de la télévision sur téléphone
mobile à la haute définition 720p, comme utilisé sur les
DVD de nouvelle génération (sous forme d’un DVD-ROM) en
attendant les formats de prochaine génération, BD (Blu-ray Disc)
ou HD-DVD fin 2005/début 2006.
L’étape suivante a déjà commencé : elle consiste
à porter les codecs Microsoft sur les appareils utilisés dans
la maison, donc à les intégrer dans les puces des appareils grand
public. On en compte déjà plus de 750 modèles, du lecteur
DVD à l’ampli audio/vidéo, en passant par les consoles de
jeu, les baladeurs, les autoradios…
Côté protection contre le piratage, une approche efficace consiste
à empêcher le partage d’un fichier, autrement dit à
en contrôler l’utilisation et non la distribution. La dernière
étape consistera à intégrer cette gestion de données
dans l’amplificateur.
Le son multicanal sur ADSL via Internet est une réalité aujourd’hui
; comme le DAB n’a jamais pris en France, le multicanal passera par l’IP.
La vidéo on demand en 5.1 sur ADSL est aussi déjà une réalité.
Les formats Microsoft, admis sur les DVD de nouvelle génération,
sont en cours d’étude pour la DVB.
La défection de Canal +, qui devait revenir sur ses récentes expériences
de diffusion sur satellite en son 5.1, a laissé double durée à
Bosse Ternström, de la radio-télévision suédoise –
ce qui lui a permis de faire écouter nombre d’exemples d’émissions
ou concerts mixés en 5.1.
Selon Ternström, la radio en multicanal offre de nombreuses nouvelles opportunités,
davantage de profondeur et d’impact, un son se déployant à
360° autour de l’auditeur, et, pour les producteurs
La Suède est en effet, avec le Japon, le pays le plus ouvert au 5.1 !
Le public reçoit le flux correspondant en DVB, ou sur Internet –
là-bas, les 6 Mbits/s chez soi sont une réalité pour 40
euros par mois – et les programmes sont très variés, allant
de Pop Stars à des concerts classiques, reggae, hip, hop, en passant
par des dramatiques parfois spectaculaires. Les curieux iront télécharger
les fichiers dts sur le site www.sr.se (plus de 5,5 millions de téléchargements
depuis leur mise en ligne !), « déguisés » en fichiers
wav, qu’il faut graver sur CD audio avant de pouvoir les écouter,
via un lecteur de CD ordinaire relié en S/PDIF optique ou coaxial à
un ampli multicanal.
Au programme, l’écoute commentée de divers projets musicaux
en multicanal, qu’il s’agisse d’opéra (Les Troyens,
d’Hector Berlioz, sorti en DVD et diffusé en direct en stéréo
sur France Télévision), ou de musique contemporaine (plusieurs
SACD sont déjà parus sur le label Signatures de Radio France).
Notons également un concert des Stranglers habilement remixé en
multicanal…
Jérôme Alexandre (France 3), fidèle habitué du Forum,
a ensuite présenté plusieurs projets multicanaux qu’il a
supervisés au cours de l’année écoulée : des
téléfilms, des spectacles d’humoristes, et des concerts
de Massilia Sound System et de la famille Ceccarelli. Dans ce dernier cas, où
l’effectif était de quatre batteries de jazz, la commande de la
chaîne régionale était simplement « mono » !
Comme à son habitude, Alexandre a dû jongler avec les durées
de mixage, afin de ne rien facturer en plus aux productions, et respecter la
compatibilité avec la stéréo Nicam. Un tour de force dont
il est coutumier (3 jours pour mixer les 18 titres du concert, bien chargé,
de Massilia Sound System !), et qu’il décrit, avec humour, comme
une « pratique empirique non normée, mais qui donne des résultats…
» !
Bernard Leroux, mixeur cinéma bien connu (deux Césars à
son actif), a ensuite décrit son travail sur le téléfilm
de prestige de TF1 Julie, Chevalier de Maupin. Air connu : la demande était
de la « simple » stéréo, pour la diffusion, mais Bernard
est allé jusqu’au 5.1, pour le DVD. Rien de simple, avec seulement
15 jours pour mixer 2 fois 1 h 30 ! Il a donc fallu préparer soigneusement
le travail au niveau du montage son, qui a bénéficié de
5 semaines par épisode au lieu des 3 prévus. Bernard Leroux expliquait
que, selon lui, la stéréo est plus intéressante à
écouter quand elle dérive d’un mixage 5.1, dont les éléments
sont forcément plus « propres » avant spatialisation. Il
a dû surveiller particulièrement la dynamique : même si les
recommandations TV admettent jusqu’à 30 dB, on se trouve en réalité
plus souvent proche de 15, voire 7/8 dB sur les dialogues.
La BBC était également présente cet après-midi,
en la personne de Bill Whiston, qui retraça l’histoire de 40 ans
de prise de son des retransmissions sur le central, de la mono au 5.1. Jusqu’au
milieu des années 70, la simplicité règne : deux micros
en tout et pour tout – un au-dessus de la chaise d’arbitre (pour
les ambiances et les bruits de balles), un devant l’arbitre pour entendre
ses indications, le score… Le dispositif s’affine un peu ensuite,
puisqu’au micro de l’arbitre viennent s’ajouter deux micros
d’ambiance derrière la chaise, un micro dans le public, et un disposé
au niveau du filet. Les années suivantes voient les micros s’accumuler
(couples MS diversement orientés), avec des retards, et le mixage devient
complexe, puisque selon la phase de jeu, c’est tel ou tel dispositif qui
est prépondérant dans le son antenne. Après un passage
en stéréo compatible Pro-Logic, le son est désormais mixé
au format 5.1, le signal correspondant transporté en Dolby E.
C’est Kimio Hamasaki, de la NHK, qui concluait la journée en proposant
divers exemples de production multicanal de la télévision japonaise.
La télévision numérique est une réalité là-bas
depuis 2000 (satellite) et fin 2003 (terrestre) ; tous les concerts de la NHK
sont enregistrés en 5.1 en plus de la stéréo, et la plupart
des retransmissions sportives possèdent un son multicanal. Dans ce cas,
l’approche de la « meilleure place » implique l’adoption
de techniques très différentes selon le sport, qu’il s’agisse
de sumo, de rugby, de courses équestres… même si, le plus
souvent, le canal central est réservé aux commentaires.
Kimio a fait rêver l’assistance en révélant que la
NHK travaille sur des projets d’installation en… 22.2 !!! Conçu
pour des projections sur très grand écran très haute résolution
(Sony prévoit 4000 lignes et 600 pouces de diagonale), ce format Surround
utilise une rangée de 9 enceintes disposées en haut de l’écran
(face et côtés), 10 en une rangée intermédiaire et
3 en bas, ainsi que 2 caissons de graves. Il a évidemment fallu développer
des outils technologiques pointus pour faciliter le travail à ce format
: l’approche de l’Integrated Surround Sound Panning System utilise
les coordonnées polaires (rayon et angle) pour placer le son dans l’image
22.2, en tenant compte de l’absorption progressive des aigus, etc. On
dispose donc de deux faders (niveau et distance) et d’un panoramique à
360°..
Ce sont les Français de la société Trinnov qui entamaient
la matinée. Sébastien Montoya, Responsable Produit, est revenu
sur le principe de fonctionnement de ce système de prise de son, qui
utilise 8 micros et un traitement numérique sophistiqué afin de
recréer des courbes de directivité du 5è ordre, asymétriques
de surcroît, impossibles à obtenir avec des solutions conventionnelles.
On obtient ainsi une haute résolution spatiale, permettant d’enregistrer
avec une grande précision les moindres variations acoustiques du phénomène
sonore enregistré – exemples sonores à l’appui. Le
processeur numérique SRP utilise 40 filtres FFT, travaillant à
1024 fréquences, et traitant les convolutions par blocs. Le système
est bien entendu évolutif : si 8 micros suffisent en 5.1, il faut en
prévoir 10 en 7.1 et au moins 30/35 en 22.2 !
Une équipe de prise de son du CNSMDP a adopté une approche originale
pour l’œuvre de Pierre Boulez, Répons. Le compositeur prévoit
d’emblée une spatialisation très marquée des différents
instruments solistes (2 pianos, cymbalum, xylophone, vibraphone, harpe), traités
par informatique en direct et diffusés sur 6 points en hauteur, les cordes,
bois et cuivres adoptant une position centrale, entourés par le public.
Alexis Baskind, Jean-Marc Lyzwa et Xavier Meunier ont donc combiné techniques
transaurales et panoramique d’intensité à leur prise de
son multicanale 5.1, en récupérant des outils issus du Spatialisateur
de l’IRCAM. Le résultat est très intéressant, avec
des sensations jusqu’alors inconnues avec des techniques traditionnelles.
La présentation suivante était consacrée au procédé
Ambisonics. Anthony G. Morris revenait, par vidéo interposée (il
avait eu un empêchement de dernière minute), sur les bases du procédé,
ainsi que sur son expérience personnelle. Quelques exemples sonores suivaient.
Jean-Marie Geijsen, de Polyhymnia International, était venu présenter
dans le détail une prise de son difficile : Rouslan et Ludmila, un opéra
de Glinka (3 heures 1/2), au Bolchoï, directement en DSD, au cours de représentations
publiques. Le système Pyramix utilisé pour l’enregistrement
n’offrait que 8 pistes : toute la balance (8 micros sur la scène,
11 sur l’orchestre, 5 sur les solistes) devait être effectuée
à la base, sans filet, en stéréo et en 5.1, dans une acoustique
très particulière, assez sèche et très claire, l’orchestre
ne se trouvant pas dans une fosse mais au même niveau que tout le monde.
Heureusement, Jean-Marie était servi par une disposition sur scène
« figeant » les chanteurs et les choristes, ce qui lui a permis
de se dispenser de rampe de scène. Le public très bruyant et une
machinerie peu discrète ont également représenté
des défis, relevés par deux semaines de montage, et le recours
discret à une réverbération Lexicon.
Pierre-Antoine Signoret, du Grenier à Sons, décrivait la «
mission impossible » qu’a représentée l’enregistrement
stéréo et 5.1 d’un disque de Vêpres de Vivaldi (13
choristes, 20 musiciens) à Venise. L’église envisagée
à l’origine étant indisponible pour travaux, toute l’équipe
s’est repliée dans un petit théâtre, dont l’acoustique
était très éloignée des besoins de la musique classique.
La balance a été effectuée en une heure ! L’enregistrement
en 48 kHz/24 bits a fait intervenir 16 micros, avec un couple principal de Neumann
149 à l’avant, pas mal d’appoints et une tête Sennheiser
équipée de micros DPA 4006 pour l’arrière. Le label
Opus 111 a décidé d’inclure un SACD « best of »
au coffret de CD, ce qui a nécessité une journée de mixage
5.1 supplémentaire, effectuée dans le nouveau studio multicanal
du Grenier à sons, articulé autour d’une console Sony, d’écoutes
Genelec et d’un System 6000 t.c. electronic.
Après toutes ces descriptions, retour aux bases, avec Christophe Anet,
Responsable des Contenus Techniques chez Genelec, venu expliquer les bases du
placement des enceintes dans un local et de leur interaction mutuelle, avec
le talent pédagogique qui le caractérise.
Un simple système stéréophonique, avec ses deux enceintes,
se révèle déjà complexe à étudier
d’un point de vue acoustique, au niveau de ses interactions avec son environnement
: alors imaginons ce qui se passe avec 6 points de diffusion ! Rappelons que
par ailleurs, la propagation des sons est sphérique dans le grave, puis
hémisphérique à partir de 200 Hz, avant de devenir directionnelle
au-delà de 1 kHz. Autre facteur important : l’espace dans lequel
l’enceinte rayonne. Si elle se trouve au beau milieu d’un espace
infini (ou d’une grande pièce), elle raisonne dans un espace entier
; si elle est encastrée ou plaquée à un mur, elle rayonne
dans un demi-espace ; si elle se trouve posée par terre et plaquée
à un mur, elle rayonne dans un quart d’espace : et placée
dans un coin, un huitième d’espace seulement. Chaque réduction
de moitié de l’espace de rayonnement se traduit par un gain théorique
de 6 dB dans les graves, où l’énergie est rayonnée
de façon omnidirectionnelle ; dans la pratique, on est plus près
de 4 dB, ce qui suffit déjà à provoquer des modifications
spectrales importantes. C’est pour compenser ces altérations que
sont prévus les switches au dos de la plupart des enceintes amplifiées
du marché, avec des pentes et des fréquences de coupure différentes.
Autre phénomène, moins connu : en dessous de 200 Hz, l’énergie
émise par l’enceinte vers l’arrière se réfléchit
sur le mur, et vient se recombiner avec l’énergie émise
à l’avant, ce qui provoque des interférences destructrices
(quart de longueur d’onde), se traduisant par une courbe de réponse
un peu tourmentée, présentant un creux marqué. Pour 1 mètre,
la fréquence correspondante est de 86 Hz ; pour 2 m, elle est de 43 Hz,
pour 3 m de 29 Hz, etc. On en déduit donc une règle générale
: il faut éviter absolument de placer les enceintes entre 1 mètre
et 2 mètres 50 du mur.
Première solution : on « coller » l’enceinte au mur,
et on place son sélecteur de courbe de réponse dans les graves
sur -4 voire -6 dB. Le premier creux théorique serait alors, par exemple,
à 250 Hz, mais dans la pratique, il n’est pas perceptible, puisqu’on
n’est plus vraiment dans le registre grave.
Deuxième solution : on éloigne beaucoup l’enceinte du mur,
au point de retrouver une quasi-radiation en espace libre. On décale
alors le premier creux de la courbe de réponse loin de la limite inférieure
de réponse en fréquence, par exemple à 20 Hz, et le problème,
là encore, n’est plus ressenti…
Remarquons que l’encastrement des grosses enceintes dans le mur permet
de s’affranchir de ce problème.
En ce qui concerne un ensemble caisson de graves + enceintes, le problème
change. Le caisson est prévu pour être posé par terre, on
peut le corriger pour une radiation en demi-espace si on le plaque au mur :
il importe en tous les cas de ne pas l’écarter de plus de 60 cm
du mur arrière. Les satellites, eux, sont dégagés de tout
souci de reproduction dans le grave ; le phénomène de recombinaison
de l’énergie réfléchie par le mur arrière
avec l’énergie émise vers l’avant ne se pose plus.
On peut donc les placer comme on l’entend, sachant toutefois qu’au-delà
d’une distance de 2 mètres avec le caisson, le comportement acoustique
perd beaucoup en homogénéité, et la transition vers 80
Stéréo ou Surround, avec ou sans caisson de graves, aucune configuration
n’était oubliée, que ce soit au niveau des angles, des distances
par rapport au mur, de l’aménagement du local d’écoute
(symétrie obligatoire), des pièges à éviter (fenêtres,
grands racks, hauteur des tables par rapport à la console…
Jean Michel Jarre est sous les feux de l’actualité 5.1 à
bien des égards, en cette rentrée 2004 : nouveau CD/DVD (Aero),
concert à Pékin sonorisé en 5.1, DVD du concert en pleine
postproduction… En une intervention informelle d’une heure, il a
expliqué sa conception du 5.1, sa méthode de travail multicanal
en studio et en concert, son esthétique, ses idées sur les supports
musicaux actuels…
(relevé intégral de l’intervention ici)
La partie « cinéma » du Forum a donné lieu cette année
à une soirée « spécial Géode », en la
présence de son directeur Christian Oddos, du directeur technique Patrick
Sevrez, de plusieurs réalisateurs de films IMAX et de plusieurs mixeurs,
dont Thierry Lebon, Antony Faust et Steven Ghouti. L’occasion de revoir
des extraits de grands classiques (la nouvelle version de L’eau et les
hommes, par exemple), de parler de films à venir (la BBC en a produit
un sur le corps humain), et surtout de mieux connaître le dispositif de
sonorisation/spatialisation de La Géode, qui comporte six canaux distincts
(gauche, centre, droit, arrière gauche, arrière droit, zénith)
et douze points de diffusion. Il n’y a pas de canal LFE : les deux caissons
de graves sont alimentés par un système de gestion des graves
filtrant les basses fréquences sur chaque canal et les sommant. Longtemps
analogique (défileurs 35 mm 6 pistes), la diffusion est à présent
numérique (Fairlight).
Les spécifications IMAX sont assez strictes, que ce soit au niveau du
cadrage image ou des paramètres du son, mais il semble que réalisateurs
comme ingénieurs du son n’hésitent pas à s’en
échapper le cas échéant. Le travail préalable au
mixage est possible dans n’importe quel studio, à condition de
recréer les particularités du système d’écoute,
mais la validation « en vraie grandeur » reste indispensable, de
l’avis unanime des participants. Le CNSMDP a organisé un concours
de composition électro-acoustique spécial Géode, le gagnant
voyant sa pièce de 5 minutes diffusée, sans image, avant chaque
séance IMAX.
(relevé intégral de la soirée ici)
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Copyright © 1996/2004 Franck Ernould
(franck.ernould@sfr.fr)
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